27 novembre 2005
Avec le temps
Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie le visage et l'on oublie la voix
Le cœur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller
Chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien
Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
L' autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie
L'autre qu'on devinait au détour d'un regard
Entre les mots, entre les lignes et sous le fard
D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit
Avec le temps tout s'évanouit
Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
Mêm' les plus chouett's souv'nirs ça t'as un' de ces gueules
A la gal'rie j'farfouille dans les rayons d'la mort
Le samedi soir quand la tendresse s'en va tout' seule
Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
L'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien
L'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux
Pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous
Devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens
Avec le temps, va, tout va bien
Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie les passions et l'on oublie les voix
Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid
Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
Et l'on se sent floué par les années perdues- alors vraiment
Avec le temps on n'aime plus
Léo Ferré
Photo © 2004
Parce qu'il faut bien...
Référencement...
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Emportée par la foule...
C'est con à dire, mais je me rends compte que j'ai de plus en plus de mal à être à l'aise en société.
Les foules m'étouffent, je me sens perdue... j'ai une certaine envie de m'échapper, de me retrouver en solitaire. Même avec un nombre de gens plus restreint, je me sens toujours gênée quand je me trouve en présence de personnes que je ne connais pas ou peu.
Avant, je n'étais pas comme ça... mais à présent, cela devient de pire en pire. Après la "fameuse" expérience du 12, j'ai encore perdu le petit peu de confiance en moi qu'il me restait: celui qui était revenu depuis la fin de la dernière année scolaire. Je me sentais aimée, entourée, j'avais l'impression qu'on avait fini par accepter mon caractère, que je faisais partie "du groupe" en quelque sorte. Je m'acceptais telle que j'étais, physiquement (il y a deux ans, je n'aurai jamais passé tous mes après-midis à la piscine, ou alors enroulée dans un linge à peine je sortais du bassin) et mentalement. Je n'aurai jamais dansé comme une folle à une fête. Mais tous les progrès que j'avais fait pour m'intégrer et me sentir "normale" sont lamentablement retombés à l'eau depuis quelques temps. Peut-être à cause de la déception de ne pas avoir trouvé cette année au gymnase, une meilleure ambiance que celle du collège, et de me sentir toujours "en plus", le troisième larron, l'insignifiante.
Pourtant je le sais bien, au fond de moi, que je ne suis pas nulle. J'essaie de m'en convaincre mais c'est peine perdue... je n'arrive pas à être en confiance avec moi-même.
On est tellement mieux devant son ordinateur, dans cet univers "virtuel" où les gens ne vous jugent pas et savent vraiment écouter vos problèmes, rient des mêmes choses que vous...même à des centaines de kilomètres de distance :'-( . C'est sûrement pour ça que j'ai un blog, d'ailleurs. Mais le problème, c'est que ce n'est pas la vraie vie... ce n'est pas en écrivant mes bonheurs et mes déboires sur une page web accessible au monde entier que cela va résoudre mon problème de confiance. Au contraire... cela ne fera qu'accentuer ce processus de renfermement qui s' opère sur moi. Je ne veux pas finir dans ma bulle, enfermée et surtout... seule.
Il faut donc que je prenne sur moi, que j'aille de l'avant, et surtout que je me convainque que je ne vaux pas moins qu'une autre. Si seulement quelque chose pouvait m'aider à regagner cette confiance...
